La salle vénitienne

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Cette dernière salle du musée italien est peut-être celle qui doit le plus au goût personnel d’Edouard André. Aménagé de son vivant, elle regroupe des oeuvres de Venise et des écoles du nord de l’Italie. L’art de Venise avait, en effet, sa préférence. A l’époque, peu nombreux sont les collectionneurs qui font ce choix. La mode est en effet aux florentins.

Sur le mur de gauche trône au centre une Vierge à l’enfant de Bellini entourée de trois peintures de Mantegna dont le bouleversant Ecce homo. Sur le panneau du fond, sont rassemblées des oeuvres de Crivelli, de Schiavone et surtout de Vittore Carpaccio : encore empreint d’un esprit médiéval ou soumises à l’influence de l’art bysantin, elles  illustrent la génération précédente. Leur archaïsme étrange montre qu’une autre voie que celle de l’humanisme toscan s’offrait à ces peintres.


Les peintures du plafond à caissons, elles-mêmes vénitiennes, sont peintes en grisaille et mélangent des sujets religieux et profanes.