Le salon des peintures

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Le salon des peintures est une antichambre, pièce de circulation qui précède le grand salon. Eclairée de l’extérieur par trois baies vitrées, il introduit progressivement le visiteur à l’intérieur des grands appartements. On suit d’un panneau à l’autre l’accrochage qui, selon la volonté d’Edouard André et de sa femme, fait alterner oeuvres décoratives, dessus de portes, compositions mythologiques, natures morts, paysages et portraits.


Boucher, Chardin, Canaletto, Nattier sont les artistes prestigieux qui ont été rassemblés dans le salon des peintures. Ils accueillent ici le visiteur, comme ils accueillaient déjà, il y a plus de 100 ans, les hôtes de Monsieur et Madame André, faisant de ce premier salon, une extraordinaire galerie de peintures. D’ailleurs, Edouard André, malgré son attachement aux arts décoratifs, a privilégié dans cette première pièce une peinture apte à frapper les esprits : la qualité d’ensemble de tous les tableaux présentés ne pouvait qu’impressionner le visiteur.


Edouard André et Nélie Jacquemart avaient une passion pour la peinture du XVIIIe siècle que la grande bourgeoisie redécouvrait après l'avoir longtemps jugée trop frivole. Ce XVIIIe siècle galant est illustré dans ce salon par deux compositions ovales de François Boucher Le Sommeil de Vénus et La Toilette de Vénus, deux exemples d'un art à l'érotisme raffiné.
Mais le XVIIIe siècle est aussi celui de l'Encyclopédie, le "Siècle des Lumières". Il s'incarne ici dans deux oeuvres de Chardin Les attributs des arts et Les attributs des sciences.