Le salon des tapisseries

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Ce salon, dit des tapisseries, vous introduit dans une série de salons plus intimes qu’Edouard André et sa femme affectaient à leur vie privée et à leurs affaires. Ce salon est l’antichambre précédant leur cabinet de travail. Il offre la particularité d’avoir été adapté aux dimensions des tentures qui le décorent, qu’Edouard André possédaient déjà avant la construction de l'hôtel.
Ces trois tapisseries faisaient partie d’un ensemble dit des "Jeux russiens", tissé à la manufacture de Beauvais d'après les cartons de Jean-Baptiste Le Prince, un élève de Boucher. Elles représentent "La Danse", "Le Musicien" et "La Diseuse de bonne aventure". L’artiste avait fait au milieu du XVIIIe siècle un voyage de cinq ans en Russie. Il en rapporta d'innombrables dessins et ses tableaux "russiens" eurent beaucoup de succès. Il mit au goût du jour un exotisme slave assez fantaisiste qui succéda à la mode des "chinoiseries". Les couleurs bleu pâle et rose donnent à cet ensemble harmonieux une fraîcheur remarquable et font tout l'attrait de ce salon.


Le parquet est recouvert d’un tapis de la Savonnerie sur lesquel se dresse un chevalet qui présente le seul ornement peint du salon, une gouache du vénitien Guardi. Quant aux meubles, ils portent des estampilles prestigieuses : Othon, Joseph, Riesener.