Le boudoir

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Ce boudoir, tout comme la pièce suivante, fut d’abord destiné à accueillir l’appartement privé de Nélie Jacquemart : dans cette pièce, sa salle de bains et dans la suivante sa chambre. Mais quelques années plus tard, Nélie a souhaité se rapprocher de son mari. Elle se fait alors installer une nouvelle chambre près de la sienne. C'est à ce moment là que cette pièce devient un boudoir et la suivante, la bibliothèque. De son décor d'origine, la pièce a conservé la balustrade qui fermait l'alcôve où se trouvait la baignoire surmontée de son grand miroir. Elle a conservé aussi une sorte de charme féminin qui permet d'imaginer qu'elle était pour Nélie un refuge où elle aimait à se reposer sous le beau plafond, ici aussi, de Tiepolo qui prête son talent aux Allégories de la Justice et de la Paix. Un mobilier de style Louis XVI en bois doré et des tableaux de maîtres forme un ensemble cohérent d’époque néo-classique.

Le Portrait de la Comtesse Skavronska peint par Elisabeth Vigée Lebrun rappelle le goût de la cour royale et celle qui fut l’interprête privilégée de Marie-Antoinette tandis que le Comte Français de Nantes peint par David, évoque la rigueur de l’étiquette impériale.