Le cabinet de travail

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C’est dans cette pièce qu’Edouard André puis Nélie Jacquemart organisaient leur vie quotidienne et recevaient leurs relations d’affaires. Curieusement, ce salon n’est pas aménagé à la façon austère d’un cabinet ministériel, mais présente au contraire un décor intime composé des objets qu’ils préféraient.


On retrouve au mur une série de tableaux du XVIIIe siècle comme Les débuts du modèle de Fragonard, un chef-d’oeuvre de libertinage entouré de deux portraits et deux Allégories des arts de Lagrénée, d’une composition représentant le Festin de Don Quichotte qui se veut une interprétation enjouée du genre historique par Charles-Antoine Coypel, d’un autre grand portrait de femme attribué à l’école française, de Fêtes galantes de Pater, l’élève préféré de Watteau et enfin de l’effigie sévère du graveur Wille que Greuze traite avec un brio aussi surprenant qu’accompli.


Pour l’aménager, les époux André rassemblent des meubles tout aussi prestigieux : fauteuils estampillés Chevenat recouverts de tapisseries d’Aubusson, secrétaire en laque du Japon orné de bronze dorés attribués à B.V.R.B., commode Louis XV en bois de rose avec marqueterie en bois de violette attribué à l’ébéniste Joseph Baumhauer. Au centre de la pièce, trône un bureau Louis XV, estampillé par Jacques Dubois, l’ébéniste préféré du roi, sur lequel repose un petit portrait de la maîtresse des lieux.

Oeuvre de Tiepolo, une fresque transposée qui provient d’un palais vénitien et représente L’Apothéose d’Hercule, décore le plafond.